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ras la toque

Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 08:48

echalottes-traditionnelles.jpg

 

 

Encore un secteur de production « made in France » qui est menacé !

Voilà que notre véritable échalote traditionnelle, cultivée avec amour et patience par 2000 petits producteurs, installés en majorité dans l’Ouest de la France, est frauduleusement concurrencée par un oignon hybride produit aux Pays-Bas !

Et nos producteurs de réagir vivement auprès de Bruxelles pour mettre en demeure les néerlandais d’arrêter d’inonder le marché avec un produit commercialisé sous le nom d’échalote, alors que ce n’est qu’un oignon de semis. Et de les sommer de respecter le protocole européen de 2005 sur l’inscription des variétés originales.

Car la différence est de taille au niveau de la saveur. Non seulement l’échalote contient bien moins de matière sèche que l’oignon hybride, mais elle est issue d’un bulbe planté qui se reproduit en donnant d’autres bulbes d’où une stabilité du goût.

Différence de taille également au niveau du travail : 450 heures sont nécessaires à l’hectare pour planter et cultiver l’échalote, contre 50 pour l’oignon, simplement semé.

D’où son prix de revient plus compétitif qui a permis à cette fausse échalote de grignoter déjà 10% du marché national.

Tout ça se traduit par un manque à gagner de plus de 3 millions d’euros pour la profession.

Non sans gêne, les néerlandais exportent même cette contrefaçon bulbaire jusqu’en Australie sous l’appellation  « true french shallot »… !

Alors que notre échalote à nous, la vraie fait partie de notre patrimoine culinaire : elle était déjà cultivée dans les jardins de Charlemagne. Et la technique de culture dans les champs de Bretagne et du Val de Loire n’a pas changé depuis le XIIe siècle.

La vigilance s’impose donc désormais quand on vous servira une bavette aux échalotes !

 

Petitgrognon

 

Pour en savoir plus sur l’échalote traditionnelle :

http://www.echalotetraditionnelle.com/

 

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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 18:16

beurre-stick - chindogu

 

Déjà que c’est la galère quotidienne de devoir émerger de son lit à l’appel inamical du réveil  matinal, d’oublier de remplir le réservoir de sa machine à expresso, de constater que le pot de confiture est désespérément vide… alors, si on doit en plus s’énerver en cassant sa biscotte parce que le beurre est trop dur …, trop dur pour démarrer la journée !

Heureusement, les japonais pensent à nous et, dans leur grande sagesse, ont recours au chindogu.

Le chindogu … ? C’est l’art japonais d’inventer des gadgets utiles (…mais souvent inutilisables), comme ce stick à beurre.

L’idée est louable : pouvoir effleurer avec douceur la surface rugueuse de sa délicate mais friable biscotte, sans risque de la voir se casser en de multiples morceaux et miettes qui vont crisser sous vos semelles de pantoufles.

Mais, comme la biscotte, l’idée a son revers : où trouver cette subtile invention (en dehors de la Foire de Paris … !) et ensuite comment remplir le précieux ustensile, une fois vidé … ??                        

Autre gadget ingénieux, mais qui vous coûtera 29,90 euros : cette râpe  à beurre « Easy butter ». Très simple : on introduit la plaquette de beurre entière, sortie du frigo, par un bout. A l’autre bout, une râpe circulaire fait sortir de l’engin de fins vermicelles de beurre, à étaler sans problème sur biscottes et pains de mie.

 

easy-butter -rape à beurre

 

 

Deux astucieux instruments pour garder sa bonne humeur …sans se priver de beurre !

 

Petitgrognon

 

 

Par petitgrognon - Publié dans : ras la toque - Communauté : Humeurs
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Lundi 29 avril 2013 1 29 /04 /Avr /2013 09:17

mimolette-vieille-LR-21

 

Ça y est, ça recommence !

Un nouveau « french bashing »(*) est né aux Etats-Unis.

Cette fois-ci, c’est notre Mimolette nationale qui est en cause.

500kg de ce fromage made in France, sont bloqués à la frontière depuis un mois et stockés dans un entrepôt du New Jersey par l’autorité sanitaire américaine, la Food Drug Administration.

Bon, pendant ce temps-là, la mimolette aura eu le temps de s’affiner, dirons les optimistes qui savent que plusieurs mois sont nécessaires avant que ce délicieux fromage des Flandres françaises ne révèle toutes ses qualités gustatives…

Mais l’objectif des Américains n’est pas d’allonger le temps d’affinage ! Non, ils ont jugé que la mimolette n’était plus conforme à leurs normes. Et pourquoi donc ?

Parce qu’ils ont décidé soudain (alors que ça fait plus de vingt ans qu’ils en importent) que les petits acariens qui truffent la croûte pour l’aérer de petits trous, étaient allergènes et seraient donc désormais « persona non grata ». Faut croire que ça les …démangeait depuis quelque temps de refouler ainsi un de nos plus emblématiques fromages.

Mais, à bien réfléchir, ce ne sont peut-être pas ces « mites à fromages » ou « cirons » bien inoffensifs qui sont visés.

Derrière cette nouvelle attaque protectionniste, ne peut-on pas soupçonner une insidieuse représaille à l’égard de ce que l’on appelle dans le nord de la France : le « vieux Hollande » … !??

 

Petitgrognon

 

Pour  rejoindre les défenseurs de la mimolette sur Facebook :

https://www.facebook.com/SaveTheMimolette/

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Mercredi 24 avril 2013 3 24 /04 /Avr /2013 18:30

HOME-MADEVa falloir s’y faire… ! Manger au restaurant, c’est avoir 80% de … « chance » de manger des plats surgelés, faits sous vide, bref confectionnés, avec une bienveillance mercantile par les industriels de l’agroalimentaire, pour les trois-quarts des restaurateurs.

Vous avez dits « restaurateurs » ? Disons plutôt «  réchauffeurs » ou dans le meilleur des cas « assembleurs », c’est-à-dire magiciens de la présentation « maison ». Un drôle de métier qui consiste à rajouter habilement un brin de persil sur un plat préparé en usine, « fraîchement » sorti de sa barquette plastique, ou bien encore un coulis de fruits rouges puisé dans un bidon de cinq litres pour agrémenter une part de gâteau Opéra livré par « plaque » de 3 kilos.

Et dans les 20% restants, direz-vous, que mange –t-on ?

Normalement du fait maison, depuis les frites qui nécessitent jusqu’à un emploi complet dans bon nombre de brasseries authentiques, jusqu’aux plats du jour mitonnés dès l’aube et aux hors d’œuvre confectionnés sur place.

Et pour les desserts ? Un vrai cuistot n’est pas forcément un émule du pâtissier  Christophe Michalak ! Pourquoi les patrons n’annoncent pas honnêtement la couleur en citant l’origine des douceurs proposées ? Surtout si c’est un artisan pâtissier du quartier, en plus ça lui fera de la pub !

De là à vouloir créer de nouveaux labels qui authentifient le vrai « fait maison » comme le proposent quelques chefs étoilés réunis sous la bannière, elle aussi étoilée, de Alain Ducasse et Joël Robuchon, admettons que ça ne changera pas grand-chose à l’affaire ! Ce genre de label existe déjà, comme celui de « Maître restaurateur » lancé en 2007 par l’Etat. Succès mitigé puisque seuls 2700 restaurants sur 180 000 l’arborent depuis en façade ! En plus, la nouvelle appellation lancée par Ducasse, « Restaurant de qualité », va coûter 35 euros par mois aux restaurateurs qui vont le revendiquer sur la seule bonne foi d’une déclaration par formulaire - voir lien ci-dessous.

Mais la question se pose : qui va contrôler la …qualité des restaurants sélectionnés ?

On peut s’interroger sur la valeur du grand écart entre cet élan de bonne conscience de big chefs étoilés et les préoccupations des petits patrons de bistrots de quartier. Un exercice de grand écart proche de celui de Jean-Pierre Coffe qui propose depuis des années ses conseils culinaires à Leader Price pour ses plats préparés !

Miroir, mon beau miroir… Jure-moi que défendre le consommateur embellit ma propre image… 

Alors à qui se fier ?

Le meilleur moyen est encore de suivre des critiques gastronomiques dont c’est le métier d’explorer le dessous des…cartes et des menus (*). Et puis, faire confiance à son propre jugement à partir de quelques indices qui ne trompent pas, comme la liste à rallonge des plats sur une carte : à coup sûr, le congélateur y occupe une place de choix à côté des fourneaux … !

Et, en cas de doute, on peut toujours demander de jeter un coup d’œil en cuisine.

Un bon point, assurément pour ceux qui osent la transparence, avec une cuisine ouverte face aux clients.

 

Petitgrognon

 

(*) Voir par exemple le site : www.lesdelicesdevanessa.com/

 

http://www.restaurantdequalite.fr/soyez-reconnu-restaurant-de-qualite.html

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Mardi 16 avril 2013 2 16 /04 /Avr /2013 10:48

 Verismo.jpg

 

Ça devait arriver ! Le système Nespresso a beau être magistralement verrouillé, une telle réussite ne peut qu’attirer les convoitises et titiller ses concurrents.

Surtout que le marché des dosettes à café haut de gamme et haute pression, est en plein développement, disons même …en pleine ébullition.

Voilà donc qu’un concurrent aux dents longues s’aventure à pattes de velours sur la chasse gardée de Nestlé. Pas « decaffeneito » le challenger…Non, plutôt strong et corsé, en un mot « ristretto » comme dit la pub !

Mais qui donc est-ce ?

Rien moins que Starbucks, le géant américain de la distribution de café qui a mis sur le marché français sa propre machine expresso : « Verismo »,  au design épuré et munie d’un système d’extraction haute pression. Son prix ? 149 euros. 

Non content de satisfaire ses clients dans ses seules enseignes, Starbucks veut répondre à leurs attentes partout où ils sont : aéroports, gares,  trains, hôtels, restaurants, mais aussi jusqu’à leur domicile.

D’où le partenariat avec le groupe allemand Krüger qui a conçu le nouveau système Verismo. Les capsules, elles, sont de la marque Starbucks. Espresso - Caffè Latte - Macchiato caramel - Latte vanille ... La gamme se joue désormais chez vous ! 

 

La bataille entre les deux géants promet d’être « intenso » !

Il va y avoir du sport et de la capsule écrasée !...

 

Petitgrognon

 

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